CORRIDAS À BARCELONE

Le journal ABC informe ce jour que le Tribunal Constitutionnel Espagnol rendra,en Septembre, son jugement sur le recours à propos de la constitutionalité de la décision d'interdiction des corridas à Barcelone par le pouvoir autonome.  En un mot, il était reproché au vote d'interdiction de ne pas relever des compétences du pouvoir autonome régional.  Tout indique que le jugement annulera la décision contestée.  Dans ce cas les votes d'interdiction des corridas aux Baleares et du Toro de la Vega à Tordesillas suivraient le même chemin.

Corridas Barcelone

Publié dans EDIT O PINION | Laisser un commentaire

Tienta de Montealto pour l’Ecole Taurine de la Fondation “El Juli”

Cette galerie contient 4 photos.

La empresa Taurodelta qui gère la place de Las Ventas se doit, par contrat, de fournir aux élèves des trois écoles taurines de la Communauté de Madrid, l’occasion de participer à des tientas et, par là même, de se mesurer … Continuer la lecture

Toutes les galeries | Laisser un commentaire

Le silence assourdissant de la France

Cette galerie contient 3 photos.

En 2015 nous jouissions encore des rendez-vous réguliers avec Terres Taurines. André Viard nous tenait informé des dernières actualités et mettait en perspective les questions de fonds.  Depuis, ses activités multiples l'ont obligé à recentrer ses efforts sur sa revue et sur … Continuer la lecture

Toutes les galeries | Laisser un commentaire

Madrid - Conférence de presse de la Fondation du Toro de Lidia

Cette galerie contient 2 photos.

Après la cogida mortelle de Victor Barrio à Teruel et le déchaînement des anti-taurins se réjouissant de cette mort et insultant la mémoire du torero, sa veuve et proches, le milieu taurin s'est mobilisé pour donner un coup d'arrêt à ces … Continuer la lecture

Toutes les galeries | Laisser un commentaire

NESTLÉ ESPAGNE se dissocie des manifestations de joie après la mort de Victor Barrio.

nestléAprès la mort de Victor Barrio les réseaux sociaux ont été inondés de messages abjects se réjouissant de la tragédie.  Peu après  sont apparus sur les mêmes réseaux sociaux Espagnols l'existence de liens entre un certain @JPelirrojo et la marque NESTLÉ Espagne.  Cet individu s'était illustré en Tweetant de forme répétée sa satisfaction face à la mort du jeune torero en persistant dans les insultes face aux réactions ulcérées.  De fait cette personne était jusqu'à maintenant l'image sur Youtube de la campagne publicitaire pour le produit Maxibon.  A la suite de la révélation de ce lien un mouvement de boycott s'est propagé sur les réseaux.  Après quelques hésitations, NESTLÉ a finalement répondu: Nestlé España " Nestlé a décidé que Jpelirrojo cesse d'être l'image de la campagne de Maxibon suite à sa manifestation de joie après la mort d'un être humain "

Ce succès ne doit en rien cacher l'ampleur du malaise dont on découvre à cette occasion les ramifications.  De nombreux anti corridas se sont réjouis de la mort d'un homme, ont souhaité celle d'autres et se sont moqués de la souffrance de la famille et des proches du défunt.  Ces comportement sont révélateurs d’où se trouve la véritable "psychopathie" dont ils aiment accuser le monde taurin.  Tout est actuellement mis en œuvre en Espagne pour obtenir des réactions publiques contre ce mouvement et des condamnations exemplaires devant les tribunaux.

Nous avons à toreoyarte reçu des commentaires du même acabit, tout aussi répugnants, que nous avons décidé de ne pas publier.  Ces personnes qui se croient normales et qui sont convaincues de la justesse de leur délire devront maintenant tenir compte du fait que les limites à ce qu'ils peuvent dire et écrire vont être posées dans les semaines et mois à venir.  Un exemple en cours est celui d'une pétition pour le renvoi d'une infirmière de l'Hôpital Infante Sofia qui n'a pas hésité à publier "… qu'il aille se faire foutre, une merde en moins dans le monde, il y en a trop…"  Il est peu rassurant d'imaginer ce que cette infirmière ferait face à un patient dont elle apprendrait qu'il est aficionado ou torero.  De fait cette pétition est en cours ici sur change.org

Publié dans EDIT O PINION | Laisser un commentaire

Après la mort de Victor Barrio LES MASQUES TOMBENT.

Pablo HaselLa mort de Victor Barrio à Teruel sous la corne de "Lorenzo" de la Ganaderia Los Maños a eu pour effet de montrer le vrai visage de nombre d'antis Corridas.  En effet dès l'annonce de la mort du jeune Torero les réseaux sociaux sont devenus pour ces individus pervers la fosse à purin  de ce qui habite leurs âmes et que l'alibi du mouvement des droits des animaux n'arrive plus à cacher.  Ces individus ce sont réjouis en nombre de la mort de Victor Barrio démontrant, s'il le fallait, qu'ils souffrent de graves altérations  de jugement  et de valeurs.  Parmi ces personnes on trouve par exemple un professeur chargé d'enseigner aux enfants Belenguerqui n'hésite pas à écrire " Est mort un certain Victor Barrio profession assassin de toros…" ou encore "moi qui suis un citoyen très bien "éduqué" au point d'être professeur je me réjouis beaucoup de sa mort…" et encore "NOUS DANSERONS SUR TA TOMBE… CONNARD".  Il y a aussi des proches de PODEMOS qui déclarent "Si toutes les corridas de toros se terminaient comme celle de Victor Barrio, nous serions plus d'un à aller les voir".  De nombreux autres Tweets souhaitent ou annoncent la mort prochaine de toreros dont les noms sont cités.Tweets Barrio

Transposez ces déclarations dans n'importe quel autre contexte et vous obtiendriez une levée de boucliers de l'ensemble de la société.  Dans le cas présent les esprits sont pollués par des années de désinformation ayant créé des doutes et des distorsions dans la perception de la corrida.   il revient donc au Mundillo de réagir, ce qu'il a fait par le biais de figuras connues comme El Juli "Ceci est inhumain.  Ce type de commentaire s est inacceptable et doivent être punis", "Les autorités de ce pays doivent faire quelque chose !  Ceci est une discrimination sociale et un attentat contre notre profession et notre personne…".  Par ailleurs la Fundacion del toro de lidia  a annoncé qu'elle userait de tous les moyens légaux pour que les auteurs de ces messages soient poursuivis et punis.

Comme nous l'avions expliqué il y a quelques jours dans l'article La Tauromachie devenue le symbole d'une manipulation de masse. , les attaques dont la tauromachie fait l'objet sont fondées sur des accusations infamantes, des mensonges, des distorsions sémantiques destinées à troubler et induire en erreur le grand public néophyte.   Nous ne changerons pas les extrémistes tapis dans toutes les strates de la société civile et politique qui ont fait de la tauromachie leur cible afin de tenter, vainement, de s'expurger de toutes les bassesses qui les habitent.  Jusqu'à présent leur message animaliste, aux apparences moralistes, faisait illusion auprès des citoyens néophytes  du monde. A partir de la tragédie de Teruel la confusion ne sera plus possible et donc ne devra plus être admise.  Nous aficionados ne devons plus le permettre.  La perversité dont ces individus nous ont accusés est en fait la leur.  Leur fourberie est maintenant notoire.  N'importe quel esprit libre et censé constatera que le monde taurin, professionnel et Aficionado, n'a exprimé aucune animosité envers "Lorenzo" dont, bien au contraire, on a reconnu les qualités de combattant.  Toute la haine exprimée suivant cette tragédie est venue des fervents animalistes à l'encontre du défunt.  Heureusement, des voix de personnes défenderesses des animaux, aux valeurs cependant humanistes, sont venues dénoncer ces terribles excès contre l'humanité.

Les rats sont sortis des égouts et les masques sont tombés.  Il faudra demander à la justice de se prononcer sur leurs abominations.  Mais il conviendra tout autant de demander à tous ceux qui se prononcent contre la corrida de se révéler soit comme citoyen respectueux des lois et de la morale humaine, soit de se déclarer un allié des extrémistes.  On ne peut pas par exemple interdire impunément l'organisation d'un spectacle légal dans un lieu public en se faisant le partenaire des auteurs des exactions précitées.  A ce titre nous aurons l'occasion de revenir prochainement sur le cas des Arènes de Fréjus dont la mise en sommeil devrait concerner toute l'Aficion.  Nous expliquerons pourquoi car le lien entre tous ces événements existe et la scission qui vient d'avoir lieu entre les pervers et les citoyens devra permettre  de recentrer un débat qui n'aurais jamais du dériver comme il l'a fait.  René Philippe Arneodau.

Publié dans EDIT O PINION | 7 commentaires

Epilogue de la mort d'un torero

entierro_barrioQu’on me pardonne si j’écris ces quelques lignes en première personne. Ce matin j’ai assisté comme des centaines de personnes aux obsèques de Victor Barrio dans la commune de Sepúlveda (province de Ségovie), où le torero vivait. Sous un soleil de feu qui illuminait la campagne castillane, tout le monde taurin s’était rassemblé pour un dernier hommage au torero tombé sous la corne de « Lorenzo » toro de Los Maños (de Santa Coloma). Sauf les toreros qui toréaient aujourd’hui à Pampelune, la plupart des toreros-figuras, des novilleros, des hommes de cuadrillas, en activité ou retirés, des ganaderos, la presse spécialisée, des aficionados anonymes, nous étions tous là pour cet émouvant adieu.

 J’ai connu pour la première fois Victor Barrio, en juin 2010, où il alternait avec Javier Castaño lors d’une tienta chez Tiburcio Lucero dans sa finca de Brunete (Madrid). Après ce premier contact, je le suivais la fin de saison 2010 et en 2011, son année de novillero la plus complète, avec des succès aussi bien dans les courses de village que des places de deuxième ou première catégorie. D’un abord simple et cordial, Victor répondait naturellement aux saluts et volontiers acceptait la conversation juste avant le paseo, ces moments difficiles de concentration et recueillement pour les toreros. Après l’alternative les contrats ne furent pas suffisants pour confirmer les qualités toreras de Victor revendiquées, néanmoins, par un grand succès à Valdemorillo en février 2015 devant des toros de Cebada Gago. Victor Barrio oeuvrait aussi pour ses semblables et encourageait les apprentis toreros et organisait des happenings taurins pour montrer les rudiments du toreo aux enfants. Samedi dernier survenait la cogida mortelle de Teruel  faisant suite, cette année, aux conditions dramatiques de la disparition du torero mexicain Rodolfo Rodriguez « El Pana » et de la cogida mortelle du novillero péruvien Renato Motta. Ces morts, celle de Victor Barrio le rappelle, donnent un sens à la profession, à la vie des toreros, comme celle du toro dans l’arène qui donne un sens à tous les toros braves que l’on élève pour que se perpétue la tauromachie, ce jeu de la vie et de la mort sans cesse recommencées.
barrio-costalero-511La photographie ci-contre avec ses protagonistes symbolise ce qui précède et révèle aussi un trait de la personnalité de Victor Barrio torero confirmé, qui ici, porte sur ses épaules le jeune Carlos Ochoa triomphateur de la finale du « Camino a Las Ventas 2015 ». Victor Barrio « costalero » (pour paraphraser le nom des porteurs des pasos de la Semaine Sainte) sa carrière déjà écrite, porte celui qui, peut-être, sera meilleur et le dépassera. Qu’importe : un torero succèdera à un autre et perpétuera la profession de matadors, ces héros des temps modernes, difficiles de copier, difficiles d’égaler, qui représentent et subliment les rêves des aficionados, ceux des gens « normaux ». Le dimanche avant sa dernière corrida, Victor Barrio était sur les gradins des arènes de Madrid applaudissant à tout rompre un autre jeune torero qui est justement le deuxième « porteur » de la photo, Daniel Menes, qui venait de couper une oreille le jour de sa présentation à Las Ventas. Carlos Ochoa et Daniel Menes étaient, ce matin, à leur tour, en larmes, porteurs… du cercueil de leur ami Victor Barrio.

La dernière naturell de Victor Barrio - Teruel - 10 juillet 2016

La dernière naturelle de Victor Barrio                              Teruel - 10 juillet 2016

La mort du torero nous ramène à la réalité, nous rapproche de cette mort, la nôtre aussi, celle qui survient impromptue alors qu’on pensait qu’elle serait pour plus tard, peut-être jamais… (Victor avait 29 ans…). Et quelle mort ! Face à un toro brave, heureux de toréer, de maîtriser cette charge, de penser peut-être à la mise à mort et sortir triomphant de ce combat de braves. Las, une rafale de vent fait voler la muleta, la corne frôle le corps du torero, au sol lui perfore la poitrine, lui coupe la respiration et anéantit en une seconde la vie, tout le bonheur promis, la victoire sur le toro qui lui aussi allait mourir. Cette mort brutale, glorieuse pour la gent taurine, regrettée aussi, ne paraissait plus faire partie du subconscient des professionnels du toreo, encore moins de celui des aficionados, bien qu’une phrase qui paraît toute faite, fait habituellement dire aux toreros que chaque jour « ils se la jouent » (la vie).  La mort de l’un des leurs, nous oblige à prendre conscience du danger latent, de cette mort qui rode souvent bien occultée par la standardisation des toros et des faenas, aussi peut-être par le toreo moderne, esthétique, presque parfait dont la dérive vers la perfection nous fait oublier que le toro brave, s’il en reste, ne répond qu’à son instinct et reste porteur de toutes les infortunes, parfois fatales, dont seront toujours victimes les toreros.

Les réseaux sociaux allaient se déchaîner, trouvant un motif d’allégresse pour voir enfin un torero mort, vengés les milliers de toros morts  innocents. Ne reculant pas, le doigt sur leur clavier, à se réjouir de cette mort, de cette aubaine de verser leur fiel sur la victime, de proférer l’insulte à la famille du défunt, enveloppés de l’ignominie la plus abjecte, les chantres de la protection animale s’en sont donné à cœur-joie dès l’annonce de la mort de Victor Barrio.  Un certain Vicent Belenguer Santos de Valence qui se targue d’être maître d’école, lançait un communiqué qui a scandalisé le monde taurin et quelques anti-taurins – c’est peu dire – qui a fait l’objet d’une pétition de révocation de sa condition d’éducateur et de poursuites engagées par la Fundación del Toro de Lidia  qui dorénavant prend en charge les plaintes des aficionados et qui s’est mis à la disposition de la famille pour laver ces injures immondes. Lorsque les soi-disant protecteurs des animaux – esp : animalistas – défendent la sensibilité des animaux êtres vivants au même titre que les êtres humains, ils s’abaissent à la condition animale – dans le sens péjoratif du terme - pour porter les jugements étalés sur Facebook et Twitter sous couvert souvent de l’anonymat. Alors que la mort de Victor Barrio élève la profession de torero et le sens de la corrida de toros, cette mort permet de dévoiler, si c’était nécessaire, la mauvaise foi, la manipulation des esprits des protecteurs des animaux, celui des opposants à la corrida, la déviation mentale de leurs raisonnements et leur absence de tolérance.

Georges Marcillac

Publié dans Général, Georges Marcillac Escritos, Toreros | Un commentaire

Cogida fatale du torero Victor Barrio

DSC_7224-copiaCe samedi 9 juillet durant une corrida de la Feria del Ángel de Teruel, en dessinant une naturelle, le torero Victor Barrio était pris et mortellement cloué au sol par le toro “Lorenzo“  nº26 de 526 kg. de Los Maños, la corne gauche lui transperçant la poitrine et perforant poumon et aorte thoracique et atteignant l’hémithorax gauche. Rien ne put être fait pour sauver le torero né à Grajera, province de Ségovie, le 29 mai 1989, son décès survenant à 20:25 dans l’infirmerie de la plaza.

Sa carrière fut brillante en tant que novillero sans picadors à partir de 2008 et ses succès se confirmaient après son début avec picadors le 29 août 2009. Il se présentait à Madrid le 13 juin 2010 et coupait une oreille d’un novillo de Rehuelga. Il participait avec succès à de nombreuses ferias de novilladas et sortait triomphateur de Salamanque et Albacete (Puerta Grande). Il prenait l’alternative le jour de Pâques, le 8 avril 2012, avec pour parrain José-Pedro Prados « El Fundi ». Triomphateur en 2015 de la Feria de Valdemorillo, il participait à deux corridas de Las Ventas. Cette année, le jour de son anniversaire, il toréait une corrida de Baltasar Ibán pendant la San Isidro.

Au-delà de la fin fatale du torero, il est bon de signaler que Victor Barrio était un homme très cordial, d’une grande simplicité et de contact facile même dans les moments difficiles qui précédaient les paseos. Son afición était grande et je me souviens de la journée organisée à Ségovie, le 20 avril 2013, durant laquelle, sous le célèbre aqueduc, il avait invité ses amis, fait toréer des enfants sur la Plaza Mayor et, l’après-midi avait mis à mort deux toros de Monte-La Ermita dans une finca toute proche. 129686245055740gd

Son toreo était élégant, de main basse et son répertoire au capote était très varié, ses réceptions à porta gayola par largas cambiadas ou bien espaldinas étaient unes de ses spécialités de même que sa grande facilité de toreo en redondo à genoux.

Sans être une des premières figures de la torería actuelle, il avait par amitié et professionalisme à son service une cuadrilla de premier ordre composée de son ami fidèle Roberto Martín « Jarocho », Miguel Martín et Alberto Zayas ainsi que ses picadors Oscar Bernal et Luciano Briceño. Son apoderado actuel, Alberto García, est aussi empresa de la plaza de Teruel. Sa famille, ses amis aficionados avaient affrété un autobus pour assister à la corrida que Victor partageait avec Curro Díaz et « Morenito de Aranda » pour des toros de Los Maños et Ana Romero. A la sortie du fourgon funéraire de la place, la dépouille qui emmenait le corps vers l’institut médico-légal était saluée par de nombreux aficionados : Torero ! Torero !

Aujourd’hui, ses amis, le monde taurin pleurent un torero mort par la corne d’un toro brave payant ainsi le tribut de ces hommes qui vouent leur vie au toro, au toreo sans toujours atteindre la gloire mais en permanence face au danger, à la mort comme aujourd’hui, sans renier les valeurs qui font la grandeur de cette profession tant maltraitée, vilipendée, incomprise par la société moderne et ses politiques.

R.E.P. Victor Barrio.

Georges Marcilac

 

Publié dans Général, Georges Marcillac Escritos, Toreros | Laisser un commentaire

Nouvelles de Madrid: Présentation de la Feria de Bilbao

1467048649_VistaAlegre2016webDans le cadre des activités en faveur de la Fiesta de los Toros, la Fondation Diario Madrid, en la personne de D. José-Vicente de Juan García et D. Antonio Campuzano, accueuillait ce mardi 5 juillet la commission taurine du comité directeur de la plaza de toros de Vista Alegre de Bilbao pour la présentation de l’affiche des corridas de l’Aste Nagusia 2016. Pour cette occasion, Javier Aresti et Juan Manuel Delgado, ses principaux représentants, étaient accompagnés des matadors Diego Urdiales, Andrés Roca Rey, Paco Ureña, Andrés Roca Rey et José Garrido et du novillero Alejandro Marcos, des ganaderos Victorino Martín et Rafael Cruz.

Dans son discours Javier Aresti mettait l’accent sur la volonté du comité de composer les cartels avec Diego Urdiales, le triomphateur de l’an dernier, sans oublier les toreros figuras actuels qui seront mis en concurrence avec les jeunes toreros « émergeants » tels qu’Alberto López Simón, Andrés Roca Rey et José Garrido qui seront, par ailleurs, pour la première fois en exclusivité à Bilbao, réunis à l’affiche le 26 août. Durant cette féria, sont annoncés les produits de cinq encastes différents tels que Murube, Núñez, Albaserrada, Domecq et Atanasio. De même, pour la novillada, trois novilleros seront appelés à confirmer leur position dans l’escalafón et les espoirs qu’ils incarnent face à des novillos de José Cruz. Il s’agit d’Alejandro Marcos, du jeune mexicain Luis David Adame et Pablo Aguado, la promesse de Séville. Le cartel de la corrida de rejoneo est aussi attractif avec la venue de la française Lea Vicens associée à l’inamovible à Bilbao Pablo Hermoso de Mendoza et Andy Cartagena , triomphateur l’an passé.

Présentés par les journalistes Paco Delgado et Ricardo Diaz-Manresa les toreros exprimaient leur sentiment sur la responsabilité qui est la leur d’être à l’affiche de la feria de Bilbao face à un public aficionado compétent et à des toros de première catégorie. Ils avaient une pensée pour leur compagnon Manuel Escribano, blessé gravement à Alicante le 25 juin et montraient le hashtag #forza Escribano.

35430_2016-07-05-PHOTO-00000136_thumb_800

Il était rappelé qu’il était important de triompher à Bilbao puisque seuls cinq toreros, au cours des 21 dernières années, avaient pu être primés des deux oreilles, le dernier étant Diego Urdiales après sa faena à « Favorito » de Alcurrucén. Le torero d’ Arnedo sera deux fois au cartel, les 24 et 28 août prochains.

Georges Marcillac

Publié dans Général, Georges Marcillac Escritos, Madrid | Laisser un commentaire

Madrid – 3 juillet 2016 – Une débauche de suertes.

L’après San Isidro donne lieu, à Las Ventas, à un cycle de novilladas dominicales où des novilleros peuvent confirmer ou affirmer leur valeur et niveau en se présentant pour la première fois à Madrid et, en cas de succès, (re)lancer leur carrière.

Alors que les conditions économiques et politiques espagnoles actuelles ne se prêtent pas à l’organisation de novilladas comme dans le passé, le passage à Las Ventas représente pour la plupart des novilleros leur seule planche de salut.

Ce dimanche se présentaient deux novilleros, un déjà vétéran de 28 ans, « José Manuel » Sánchez et Daniel Menes de l’École Taurine « Marcial Lalanda » de Madrid. Le troisième homme du cartel était Curro Durán de Utrera (Sevilla), fils du torero de même nom qui eut ses heures de gloire dans les années 80.

Cette chronique n’a pas pour but celui de relater dans le détail la prestation des trois toreros – Daniel Menes coupait une oreille à son premier et les deux autres recevaient des silences polis après des faenas mal terminées à l’épée – mais pour souligner que cette novillada nous réservait bien des surprises par le comportement des novilleros, leur entrega et surtout le déploiement de leur bagage technique dans la réalisation de nombreuses suertes artistiques principalement à la cape, innovantes certaines, retrouvées d’autres. Elles apportaient aux quites la variété, habituellement absente de la plupart des corridas formelles, sans que soit oubliée pour autant leur utilité dans la lidia. L’improvisation et la beauté du geste ne pouvaient, néanmoins, faire oublier le risque toujours présent face à des novillos qui, eux, n’étaient pas toujours les partenaires idéaux pour ces enjolivures.

Daniel Menes, bien apprises les leçons de l’Ecole Taurine, surprenait en allant accueillir son premier novillo a porta gayola, à genoux, cape dans le dos, pour un frente por detras assorti d’une caleserina, la surprise était totale même chez des aficionados chevronnés qui ne savaient quel nom donner à cette passe. Les quites suivants étaient agrémentés d’une série de crinolinas et une autre de faroles !

                DSC9124       Molinete de Daniel Menes

Dans un autre quite, il combinait les saltilleras et gaoneras, il accueillait son deuxième novillo para deux largas cambiadas a genoux suivies de vibrantes gaoneras à un novillo sortant tout juste du toril ! A la muleta, la faena débutait par des passes  hautes à genoux et debout, en prime, une arrucina et passe de poitrine en guise de remate. Les manoletinas de la fin de faena ne pouvaient, évidemment, pas être oubliées de ce bagage fourni.

« José Manuel », connu principalement dans la région de Murcie, impressionnait pour sa première venue à Madrid par son culot et assurance, par la diversité des suertes employées à bon escient en particulier pour retenir son novillo par des véroniques en delantal et demi-véronique à genoux et la qualité des chicuelinas au pas, bien cadencées pour conduire son novillo au picador et paraphées de la revolera pour le placement. Dans un autre quite, en concurrence avec Daniel Menes, il nous gratifiait de l’envolée d’une série de zapopinas fleuries (aussi appelées lopecinas). Son deuxième novillo, de charge désordonnée, ne se prêtait pas à des gaoneras, poutant il les réalisait avec détermination, en un cite lointain et risqué.

                 Delantal de Juan Manuel Sánchez       Quiebro banderillas cortas de Juan manuel Sánchez
Le novillero se chargeait de la pose des banderilles et il terminait le tercio par un quiebro après un cite à genoux, clouant dans ce cas des banderilles courtes. Ensuite, c’est par des naturelles qu’il accueillait le novillo avec la muleta pliée selon la suerte del cartucho de pescado de Pepe Luis Vázquez. Qui dit mieux ?

Curro Durán, moins bien servi par ses novillos, profitait néanmoins de son tour de quites pour toréer par tafalleras et faroles, allait à la porte de chiqueros pour la dorénavant classique mais inutile porta gayola ; la faena de muleta à son premier était entamée par l’autre classique cambio por la espalda.

Il va sans dire que toutes ces passes qui pourraient paraître des fioritures, ne sont pas seulement cela, elles font sortir de leur monotonie la succession des passes fondamentales nécessaires, certes, mais répétées à l’infini, souvent sans la fraîcheur et l’improvisation des passes dites de adorno.

Donc, bienvenu le renouvellement du répertoire, le bagage des novilleros ou jeunes matadors de la nouvelle vague, bienvenue la variété des suertes.  Pour cela, plusieurs conditions sont à réunir : la mobilité des toros, leur physique et comportement, la lidia qui leur est appliquée. C’est le vœu pieux que l’on peut formuler… Ce premier dimanche de juillet, à Madrid, le public autochtone et visiteur avait assisté à un spectacle captivant du début à la fin, l’attention soutenue, largement commenté et apprécié par les aficionados endurcis de Las Ventas.

Georges Marcillac

 

Publié dans Général, Georges Marcillac Escritos, Madrid | Laisser un commentaire