Pour la dernière de la San Isidro 2026, des toros de Victorino Martín étaient à l’affiche pour trois matadors, Morenito de Aranda et “Román “ Collado, d’ores et déjà habitués ou connus pour combattre les pensionnaires de Las Tiesas et Fernando Adrián pour qui, affronter ces toros à Madrid, représentait sans aucun doute un défi. La chance ou autre circonstance souriait à “Román” pour couper deux oreilles à “Gallarete-7” de 542 kg. et cinqueño (02/21). Les toros de Victorino Martín développaient leurs habituelles difficultés sans être les alimañas d’autrefois et exhibaient des hechuras limites, certains étant protestés à la sortie du toril.
C’est donc “Román” qui triomphait devant le 3ème de Victorino Martín avec l’appui du public pour couper deux oreilles et pour une faena volontaire qui allait a más et qui se terminait par une estocade al encuentro qui, à elle seule, méritait une oreille. La seconde paraissait généreuse… Après quelques véroniques de réception, c’est par des capotazos alternés des deux côtés que toro était fixé au centre du ruedo, selon une course habituelle, museau dans le sable. Il recevait deux piques traseras, tête dans le peto la pique relevée. À la muletá, dans son style volontaire “Román” “citait” à bonne distance pour des derechazos distants plus réunis en fin de série. La suivante laissait à désirer mais ·Romàn” se rattrapait pour une bonne série de la droite, toujours décollé de la trajectoire, le buste en avant, mais la muleta convaincante, liant les passes. Les naturelles étaient plus compliquées, le toro s’arrêtant à la troisième mais la entrega de “Román” était evidente, le public ne s’y trompant point. Sans l’ayuda, des naturelles de la droite, mieux réunies et desplante. Et venait l’estocade qui roulait le toro au centre la piste. Les deux “perchas” du 6ème “cachaient” un corps plutôt juste pour Madrid malgré ses 520 kg. Il s’arrêtait en fins des capotazos et brega de “Román” et cuadrilla. La première pique très en arrière, le toro chargeait au pas, rapidement relevée la deuxième. Ce toro brusquement accélérait sa charge au tercio des banderilles… Un autre changement de comportement de ce toro était enregistré: il réduisait sa charge, tête à mi-hauteur, il terminait les passes la tête en l’air. Cette situation changeait sur la gauche et le toro “huniliait” mais relevait la tête aussitôt d’où la difficulté de se positionner et lier? les passes. Plusieurs pinchazos et un dernier hondo.

Morenito de Aranda recevait un toro dont la principale caractéristque, dès sa sortie du toril et les premiers capotazos, était l’”humiliación” qui devenait problématique après quelques passes de chaque série de la droite: il devenait “avisé” et le torero devait rompre. Sur la gauche, c’était pire. On remarquait également que le début des passes - embroque – se faisait à hauteur de la hanche du torero, ce qui limitait le tracé des passes et montrait une certaine précaution dans leur exécution… L’estocade tombait basse.
Le 4ème, un toro long, cornivuelto et corniapretado, qui mettait bien la tête dans les capes ne recevait qu’un léger châtiment aux piques. Correoso au deuxième tiers, il compliquait la tâche des banderilleros. Â la muleta, Morenito de Aranda s’appliquait dans les premiers muletazos de la droite mais le toro s’arrêtait. Il n’”humiliait” pas sur la gauche mais en lui baissant la muleta d’une manière plus convaincante… il aurait suivi. Finalement ce toro produisait des charges molles sans malice… et parfois “humiliées” sans que Morenito pût en tirer parti. À l’épée: un bajonazo.
Fernando Adrián, spécialiste des sorties a hombros à Madrid, n’intéressait personne au 2ème d’un toreo en perpétuel mouvement, donc sans fixer le toro ce qui laissait penser que le toro était combattif...Une estocade caída, delantera. Le 5ème, le plus lourd du lot, cuajado, avait une charge désordonnée, donnait l’impression d’être atteint d’un manque de coordination mortice. Sans doute, sa caste le maintenait debout, chargeant jusqu’à la fin, sans aucun extraño. et Fernando Adrián le passait comme si de rien n’était avec pour conséquence des passes qui laissaient indifférent le public. Sonnait un avis. Un pinchazo précédait une estocade arrière, tendida.
| Morenito de Aranda: un avis et silence aux deux. Fernando Adrián: sifflets; un avis et silence. “Román” Collado: deux oreilles; silence. Sortie a hombros pour le franco- valencien. Incident: le picador Javier Díaz, de la cuadrilla de Fernando Adrián était catapulté de sa monture par l’impact produit par le 5ème et chute monumentale. Nouveau no-hay-billetes (mais on notait des vides sur les gradins…) |
Georges Marcillac
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